Consulting et diversification : les particularités du métier de Consultant Antaes par Pascal Lhuisset

Consulting et diversification : les particularités du métier de Consultant Antaes par Pascal Lhuisset

Un consultant, pour quoi faire ?

Les clients voulant changer/réaliser quelque chose ou s’améliorer, peuvent avoir besoin d’aide pour résoudre cette problématique : C’est à ce moment-là qu’ils font appel à Antaes, et qu’un.e de nos Managers peut proposer un consultant expert sur des vastes sujets d’améliorations en termes de réorganisation, productivité/qualité.

Le consultant y fournit un avis d’expert, d’analyses ou recommandations, selon sa propre expertise ; il apporte un regard neuf, une perspective neutre et impartiale, sans influence des querelles politiciennes interservices.

Après cette définition de stratégie, il peut manager lui-même le projet, avec une équipe de ressources directes ou transverses, jusqu’à un enjeu final avec résultats mesurables
Sa mission impose souvent des formations ou coaching : une mise à niveau du consultant, pouvant alors faire monter parallèlement son équipe en compétences.

Pourquoi je suis devenu consultant ?

Comme certains, je m’étais assoupi pendant des années au service d’une entreprise sur des fonctions répétitives ; j’ai recherché d’autres opportunités pour aller plus haut, progresser et trouver mes limites.

En tant que consultant, on peut contrôler son destin et orienter sa stratégie de carrière.

Accepter d’être consultant, c’est affronter le challenge : « L’humanité a pu cheminer sur la route du progrès grâce à la transgression et la prise de risques »
Se confronter au challenge du nouveau, c’est se mettre en instabilité et prendre des risques, afin de parvenir à évoluer. Le métier de consultant n’est pas toujours facile : en tant que Qualité projet chez un équipementier, j’ai eu à affronter le directeur Qualité d’un célèbre constructeur automobile allemand.

Le consultant doit beaucoup écouter : « Être à l’écoute c’est être capable de se détacher de soi pour être disponible à l’autre ». On doit examiner en profondeur l’entreprise pour comprendre ses vrais besoins, étudier les possibilités, fournir des conseils stratégiques adéquats sur la meilleure façon de gérer le projet.
Il faut aussi anticiper les risques projet/process, à cause de validations trop rapides et de problématiques sous-estimées : Cela implique beaucoup d’investigation et d’écoute sur les contraintes environnementales, valeurs de l’entreprise et besoins cachés du projet.

Il faut tirer parti de son expérience et niveau d’expertise, de sa compréhension du secteur et de ses capacités méthodologiques pour être force de proposition, en offrant des conseils précieux à des clients, ou en trouvant ensemble des solutions. Parfois, ces problèmes sont uniques et nécessitent des solutions personnalisées, mais ils sont souvent communs à l’industrie et le consultant peut aider parce qu’il a déjà aidé d’autres entreprises à résoudre ce type de problème.

On doit convaincre son client avec une communication efficace : celui-ci valide vos orientations, avec son historique, ses valeurs et ses propres enjeux.

Le client reste le maitre du projet, et le consultant doit l’aider à se surpasser et progresser à travers et après cette gestion de projet : C’est très gratifiant quand un membre de votre équipe client, ou un fournisseur, vous dit qu’il a beaucoup progressé en travaillant sur le projet collégial.

Le consultant est un expert, mais qui apprend et s’adapte toujours aux nouvelles tendances de son secteur.
Pour ses projets, la veille méthodologique et technologique est un avantage apprécié par les clients car le consultant peut y dégager des idées pertinentes. Il peut regarder le monde avec mimétisme, et rester informé des dernières innovations, aptes à convenir parfaitement au projet en cours, ou pouvant être perfectionnées par du développement. Ses nouveaux concepts peuvent apparaitre comme très audacieux, impliquant des simulations complémentaires d’argumentation, mais amènent souvent à des ruptures gagnantes en performance.

Les besoins de projet nécessitent naturellement d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences, au niveau technologique et métiers : Vous pouvez tester d’autres fonctions, sans vous engager définitivement.
Sans le consulting chez Antaes, je ne me serais jamais vu dans un rôle de MOA, à mener des qualifications informatiques/automatismes pendant le week-end avec une douzaine d’intervenants.
Selon les secteurs abordés et niveaux de responsabilités, cela permet de diversifier son parcours professionnel, autant horizontalement que verticalement, avec des expériences variées pouvant convenir à un large spectre de prochaines missions.

Le travail d’équipe est souvent l’ADN du consultant industriel, par le besoin de consensus général et de compétences multiples sur des projets ambitieux. L’implication participative de ressources multi-services, lors de brainstorming ou analyse collégiale, est salutaire pour la fédération de tous au projet, particulièrement lors de découverte collective de la « solution parfaite ».
Ma dernière mission avec un confrère d’Antaes, impliquait de tripler un département d’assemblage de 3000 m² avec réorganisation complète : c’est un euphémisme que de qualifier ce projet, de travail d’équipes.

Il faut être le moteur du projet, toujours positif avec son équipe ; c’était parfois difficile d’être toujours enthousiaste devant les difficultés, mais on peut toujours positiver avec un peu d’humour, et la méthode « des petits pas ».
La résolution commune de problèmes, ou les relations extérieures moins formelles, consolident votre réseau « interne », pour gérer avec efficience les futurs besoins du projet.
Utiliser régulièrement des compétences multiples en gestion de projet a des avantages : l’excitation, la gratification, les journées bien remplies, une créativité qui prend forme !

Dernière mission

Antaes m’a permis d’avoir accès à des missions enrichissantes auprès d’acteurs industriels de premier plan, dans des secteurs de pointe, avec les volontés de changement et moyens de réalisation pour mes idées.

Comme consultant, j’ai pu travailler avec des clients incroyables de toutes tailles et de types d’industries ! Chaque client a des attentes et besoins, des produits et services différents ; alors un consultant peut superviser des projets très variés, avec une gamme de tâches.

Dans la dernière mission où mon manager m’a positionné, j’ai pu aborder :
• La refonte de stratégie de production d’un atelier entier, avec re-dispatching optimisé des process, et optimisation de la chaine logistique par transitique automatique
• La réalisation d’un concept informatisé de préparation de commandes ultra-rapide
• L’installation d’un grand magasin automatique de Picking complètement connecté, avec les développements informatiques de WMS-WCS et la stratégie de tests de qualifications

J’ai pu me retrouver avec des niveaux de responsabilités hors normes, malgré ma position extérieure de consultant d’Antaes : Avec l’installation du magasin automatique, j’ai été amené à coordonner une vingtaine de services et fournisseurs internes/externes.
Ce rôle de chef d’orchestre m’a demandé beaucoup d’implication et de rigueur, souvent stressant mais laissant une satisfaction inimitable : les premières partitions d’une nouvelle machine.

Et puis le rôle de consultant vous met en première ligne pour accompagner les enjeux futurs de l’industrie, comme le développement durable, la transformation digitale, le cycle de vie PLM, la relocalisation industrielle, etc…
En tant que consultant chez Antaes, j’ai pu accomplir des exploits, en me rapprochant de mes limites, mais je cherche toujours des opportunités pour consolider mes compétences.

Consulting et diversification : les particularités du métier de Consultant Antaes par Pascal Lhuisset