Consultant par hasard, quoique…

Consultant par hasard, quoique… par Dominique

Consultant depuis 4 ans au sein de la société Antaes, le métier est venu presque par hasard, quoique…

Après près de 20 années passées dans l’univers automobile, vingt années dans un environnement industriel technique, exigeant, innovant, j’avais besoin de changement et je me suis tourné vers le milieu aéronautique. Le site choisi, tout en étant dans le même secteur géographique que celui de mon cursus automobile, ne m’a pas apporté l’épanouissement espéré et je me suis retrouvé à réfléchir à une nouvelle voie.

Après une mise à niveau du profil LinkedIn, les circonstances étant je pense favorables, j’ai été contacté par l’équipe de recrutement Antaes pour une mission de chargé de projets, en fait le remplacement d’un consultant déjà en activité.

Petite précision, je suis originaire des Hauts de France, sur la Côte d’Opale plus précisément à 800 km de Genève, et j’avais très peu entendu parler de l’emploi en Suisse.

Une fois la 1ère surprise passée, j’ai été séduit par la présentation de la société et les valeurs mises en avant. J’ai apprécié la disponibilité, l’écoute des différents interlocuteurs, du consultant à remplacer au Practice Leader en passant par le Directeur associé Jean Jacques Berthin.

En complément de ces échanges, il y avait bien entendu la perspective d’une mission avec un contenu technologique à la hauteur de mes attentes.

Ayant côtoyé dans ma carrière nombre de consultants, et ayant toujours eu un sens avisé du service envers mes « clients » internes dans le déroulement de mes différents projets, j’ai rapidement répondu de manière positive à la proposition helvète.

Dès mon arrivée sur site, les équipes Antaes ont été présentes pour faciliter mon installation, autant physique qu’administrative, et aussi toujours à l’écoute en cas de besoin.

J’avais à gérer en même temps un changement de région, de pays, de culture et d’environnement professionnel.

Et avec un tel changement, cette présence était plutôt réconfortante.

Après un mois de recouvrement avec mon prédécesseur, me voilà seul à la barre.

A ce moment-là, le challenge pour moi était double : réussir la mission confiée mais également réussir la prise de fonction dans le costume de consultant, et cela aussi bien au sens propre qu’au sens figuré.

 

J’avais hérité de 2 projets majeurs en fin planning, c’est à dire dans le jargon professionnel, phase de pré réception chez le fournisseur, avant de réaliser la livraison chez le client final.

Ces 2 projets étant liés à des besoins capacitaires, il y avait une exigence accrue de la part du client.

Ces moyens étaient réalisés chez des fournisseurs diamétralement opposés : l’un dans le Jura Suisse, l’autre dans le bassin annécien. Hormis la langue, tout les opposait… et j’ai donc rapidement dû comprendre le fonctionnement de ces sociétés, en plus de celui du client.

Pour cette partie « intégration professionnelle », la présence d’Antaes étant très forte chez ce client (nous étions près de cinq consultants sur place) l’entre aide était bien entendu de rigueur, entre aide facilitée par le profil des consultants dont l’esprit d’équipe n’est pas un vain mot.

En complément de mes collègues consultants, le Practice Leader était également en poste avec nous.

Sa présence et sa connaissance de l’organisation du client m’ont permis de réussir au mieux cette nécessaire intégration rapide.

C’est là une des grandes forces de la structure Antaes : même positionné chez le client, vous n’êtes pas seul.

Ayant toujours en tête la vision obligation de résultat et service du client, j’ai dû développer davantage certaines compétences.

Je passais d’un modèle automobile de responsable technique de projet à celui de chargé de projet ayant à composer avec tout un panel de compétences et de personnalités.

L’écoute de mes différents interlocuteurs, des membres de mon équipe projet aux managers en passant par les responsables de service et les intervenants sur le terrain, a vraiment été le pilier de la réussite.

Cette compétence est pour moi vraiment indispensable dans mon domaine d’activité.

Dans mon rôle de « petit nouveau » dans la structure client, j’ai également dû faire preuve d’une grande humilité afin de m’intégrer dans ce nouvel univers et cette nouvelle culture.

Avec un statut « d’étranger » au pays qui m’accueillait, je devais me démarquer de l’image de certains de mes compatriotes, ou au moins de l’image d’arrogance du coq français.

Cette attitude était nouvelle pour moi, non pas que je sois d’un naturel arrogant, mais cela n’était pas requis dans mes expériences précédentes. Avec le recul, je pense quand même que l’arrogance se développe involontairement après une longue période en poste dans une organisation.

Ces qualités sont également applicables avec les fournisseurs :

Il me tient à cœur d’avoir le maximum d’échanges et de transparence avec mes fournisseurs, et cela dans les deux sens.

Le management projet étant quelque peu différent des deux côtés de la frontière, la finalité du chargé de projet est la même : faire adhérer les équipes dans un objectif de réussite commun.

En cela, la touche personnelle permet d’ajuster le curseur des échanges afin de faire passer les bons messages au bon moment.

 

En complément de ces deux qualités, la gestion de ces projets a permis de démontrer mon adaptabilité. Vingt années passées dans l’univers automobile servent à vous former, mais tendent aussi souvent à vous déformer et vous rendre « non adaptable ».

Après quatre années passées chez le client, et avec nombre de projets réussis à la clé, je pense avoir démontré mes facultés d’adaptabilité.

Ayant aujourd’hui terminé 4 missions successives chez le même client, cette phase de bilan et d’analyse est importante pour acter des points positifs mais aussi des points d’améliorations.

Même avec une bonne appréciation du client, il est important de se remettre en cause car chaque prestation est nouvelle et nécessite une vigilance et une rigueur extrême.

Consultant par hasard, quoique… par Dominique